Espace de l'Art Concret, Mouans-Sartoux - Lignes de Force

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1. Egyptien Bois Polychrome Faucon Sarcophage

Des inscriptions antiques jusqu'aux formes les plus contemporaines en passant par l'usage médiéval de phylactères, les artistes ont très tôt intégré le langage à leur production de sorte à en certifier la dimension conceptuelle. Dans le contexte des avant-gardes des années 1960-1970, une mouvance s'est développée sur le terrain d'un art clairement défini comme « conceptuel » et accordant à l'écrit, au mot et au texte une part prépondérante, voire tautologique.

L’exposition présentera des artistes principalement issus de la collection Albers-Honegger, qui occasionnellement ou en permanence, se servent du système de l’écriture, qu’il s’agisse du texte, du mot, de la lettre, du signe ou de la calligraphie, avec ou sans message, jusqu’à l’abstraction.

Ces artistes nous rappellent qu’un signe, qu’il amène ou non à une écriture, est avant tout un élément de communication entre les êtres. L'utilisation du signe par les artistes interroge donc sur le sens à donner à l'œuvre d'art. L'art serait-il un langage, c’est-à-dire  la représentation d’un sens? Quel type de communication l'œuvre instaure-t-elle?

C’est la définition, l’essence même de l’art qui est en jeu dans cette identification de l’art au langage. L’art peut-il être défini comme une catégorie du langage et par la même apprécié comme ce qui donne sens et signification à la vie humaine, ou bien faut-il affirmer que l’œuvre n’a pas de sens, si ce n’est la multiplicité de sens que lui confère  librement son créateur et ses admirateurs ?

L'art, un langage pour penser …